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ANAKAO,
SOUS LE SIGNE DU CAPRICORNE…
Depuis Tulear, quelques heures de navigation suffisent pour
rejoindre le fil invisible du tropique du Capricorne qui passe exactement sur
Anakao. Certes une piste saisonnière
relie également la capitale du Sud au grand village Vezo. Mais pourquoi se priver des beautés de la mer et des caresses du
paysage côtier
Sitôt sortis du lagon à la hauteur de Saint-Augustin, laissant derrière nous la barrière de corail et son mur d’écume blanche (rassurez-vous nous les retrouverons et pendant longtemps.
Ici il ne s’agit que de laisser la place à sa majesté fleuve Onilahy, un léger clapot nous berce et incite aux rêveries. Il n’est pas rare de croiser quelques dauphins. Cependant la côte défile et projette
tour à tour des paysages de mangrove, des dunes blanches, des bosquets où se cachent quelques habitations de pêcheurs, puis
se profilent les hautes falaises qui dominent Saint-Augustin. L’eau est turquoise,
transparente. Le ciel est d’un bleu sans concession. Puis se dessine la passe, le sésame qui nous ouvre, non pas la barrière en chantant…,
mais les eaux calmes où le bleu turquoise se teinte de vert
émeraude. La merveille des merveilles, le saint des saint. Au loin, étendu tout au long d’une longue plage que signale une armada
de pirogues peintes de couleurs vives, apparaissent les taches brunes des cases d’Anakao.
La vie est Vezo, répétons-le. A peine débarqué sur le sable fin et brûlant on ressent une douce
nonchalance malgré l’affairement des hommes devant leurs filets, l’activité des pêcheurs d’oursins, le va et vient des femmes
portant sur les têtes des soubiques remplies de poissons, de coquillages et de crustacés.
L’envie de se jeter déjà sur un pain d’oursins à déguster là, sur la plage…
Ce sera pour plus tard, dans un des nombreux restaurants ou dans une
gargote animée…Langoustes à gogo, les pieds presque dans l’eau.
Anakao…On se fait déjà les promesses du lendemain. Plongée sous-marine, baignade parmi les éclaboussures de joie que font naître les enfants en battant les
vaguelettes, découverte du village, virées dans la campagne environnante…Oh, tout ça demain. Mora mora…
Demain, après le farniente d’aujourd’hui, les passionnés de plongée seront ravis de découvrir
les fonds sous-marins de l’île de Nosy Ve à quelques encablures d’Anakao.. Un aquarium géant qui ne
connaît d’autre limite que sa propre barrière de corail où l’on peut admirer
en toute intimité un ballet incessant de poissons multicolores et de langoustes avec pour seul public des
coquillages fidèles et des coraux élégamment vêtus. Opéra oblige…
Cette petite île permet également d’observer les vols de paille en queue à queue rouge venus se
reproduire ici-même, voisins du Phaéton oiseau endémique des îles de Nosy Ve et Europa Ils sont les seuls habitants
de cet îlot qui fût jadis un établissement commercial où siégea l’administration française pour la région du Sud Ouest jusqu’en
1895. Il est vrai que cette situation géographique se prêtait parfaitement au négoce et aux échanges,
côté mer et… côté sécurité.
Mais à Anakao la vie est également Mahafaly et Tanalana. Ceux-là, retirés dans les terres proches sont
cultivateurs et éleveurs. On leur doit le marché achalandé, selon les saisons, du grand village qu’est
Anakao. Un marché haut en couleur et animé façon malgache où les
produits de la mer et de la terre se déclinent harmonieusement.
Le soir tombé, c’est à une toute autre rumeur que les vahiny (vous, les invités!) sont conviés. La musique Tsapiky entre en scène à la lumière des
braséro. Les kabosy (guitares carrées) jettent sous les étoiles leurs premières notes sur des cordes de fortune, généralement
quatre et uneseule pour la basse. Les djambe (ou tam tam) appuient le rythme et les voix des filles montent haut,stridentes.
Le rythme Tsapiky est là pour vous envoûter. Le bal poussière commence, le sable se soulève sous la danse…Vous en êtes en plein dans une fête nocturne,
chaleureuse et bon enfant avant le départ des pirogues pour la marée du matin… Avec vous peut-être.
Ainsi va la vie à Anakao… C’est également à partir d’Anakao que vous pourrez rejoindre Betioky (RN 10, Tulear-Fort Dauphin)
par la piste. Betioky d’où vous découvrirez d’autres possibles escapades…côté terre. Mais voilà, Anakao vous tient dans ses filets. On rêve d’y jeter
l’ancre un jour pour toujours. Ce qu’ont fait du reste les hôteliers et opérateurs
touristiques, tant locaux que venus d’ailleurs, multipliant leurs activités et leurs services pour vous garder encore dans les
mailles de leurs doux filets.
ANAKAO…SUD, SOURIRE ET SOLEIL!
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